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Made in Panama : ce que la Zone libre de Colón représente pour les fabricants d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse
Pour les fabricants d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse, le marché américain est devenu imprévisible au cours des deux dernières années.
Des droits de douane qui changent du jour au lendemain. Des monnaies qui fluctuent. Des chaînes d’approvisionnement dépendantes de la Chine.
Pour une partie de ces entreprises, le Panama offre une voie encore peu considérée : l’assemblage final dans la Zone libre de Colón, à partir de composants européens ou asiatiques, avec des calculs en dollars américains et des questions qui peuvent être clarifiées en amont du point de vue allemand, autrichien et suisse.
Il ne s’agit pas de déplacer des usines entières. Il s’agit de déterminer quelle étape de création de valeur, entre la fabrication des composants et le marché américain, serait mieux située au Panama : assemblage final, configuration, essais, emballage, distribution régionale.
Cet article fait le point sur ce qui est viable et ce qui ne l’est pas.
Le point de départ : exporter ou produire sur place ?
Les fabricants de l’espace germanophone desservent le marché américain de différentes manières : exportations depuis l’Europe, usines propres aux États-Unis ou sites de production en Amérique latine. La combinaison adaptée dépend du produit, de la chaîne d’approvisionnement et des débouchés.
L’exportation directe depuis l’Europe. Depuis le 24 juillet 2026, de nouveaux droits de douane additionnels américains s’appliquent au titre de la Section 301 : 10 % sur les marchandises de l’UE, 12,5 % sur celles de Suisse. C’est déjà le troisième régime douanier en 18 mois. En février 2026, la Cour suprême a annulé les droits généralisés d’avril 2025. Un droit transitoire a suivi, puis le dispositif actuel.
Une usine aux États-Unis. De nombreux composants proviennent de Chine, souvent de filiales du même groupe. Ils restent néanmoins importés et soumis à des droits élevés. Le manque de visibilité pèse davantage encore : personne ne sait quelle règle s’appliquera au trimestre suivant.
Un site de production en Amérique latine. Le Brésil n’est qu’un exemple. Des pays comme le Chili, l’Argentine ou le Paraguay peuvent également convenir selon le projet. Les conditions diffèrent considérablement : taux de change, prévisibilité politique, infrastructures et accès aux marchés doivent entrer dans toute évaluation d’implantation. De bonnes conditions de production ne suffisent pas si les fluctuations monétaires ou l’évolution du contexte rendent les calculs incertains.
Le Costa Rica doit lui aussi figurer dans cette comparaison. Pour combiner assemblage final et distribution régionale, la force particulière du Panama réside dans l’articulation entre sa base monétaire en dollars, le canal, les ports et la Zone libre de Colón. C’est le projet concret qui détermine si ces avantages sont décisifs.
Le Panama ne figure sur aucune de ces listes douanières. Les marchandises d’origine panaméenne ne supportent actuellement aucun droit additionnel.
La perspective n’est donc pas les États-Unis ou le Panama, mais les États-Unis plus le Panama : une étape de production et de distribution en amont, dans une chaîne d’approvisionnement réorganisée.
Ce qui distingue le Panama
Le Panama se trouve au centre du continent. Les calculs se font en dollars américains. Entre des coûts et des recettes en dollars, aucune monnaie locale ne crée donc de risque de change supplémentaire. Le risque face à l’euro ou au franc suisse subsiste.
Les infrastructures sont conçues pour les échanges entre les océans : avec environ 2,9 millions de conteneurs par an, le port de Manzanillo à Colón est le plus important du pays. Le chemin de fer vers le Pacifique parcourt les 77 kilomètres en un peu plus d’une heure. Panama City est à 45 minutes en voiture.
Et le Panama dispose de la Zone libre de Colón : un peu plus de 1 000 hectares, plus de 2 600 entreprises installées et environ 18 000 emplois directs. La zone se présente comme la deuxième plus grande zone franche au monde après Hong Kong. Un point est incontesté : elle est la plus grande de l’hémisphère occidental.
La zone est souvent perçue comme une grande plateforme commerciale hors taxes. Depuis 2023, cette description est trop restrictive.
Avec la loi de réforme n° 412 de novembre 2023, le Panama y a expressément autorisé la fabrication et l’assemblage. La loi définit désormais l’assemblage final, la transformation, les contrôles qualité, l’emballage et le nearshoring.
La zone s’appuie sur cette évolution : l’extension « New Field », d’environ 280 hectares, est expressément destinée à l’industrie légère et au nearshoring. L’État investit environ 250 millions de dollars américains ; le début des travaux est annoncé pour novembre 2026.
Son statut de véritable zone franche reste déterminant : importation, stockage et exportation sont entièrement exonérés de droits de douane et de prélèvements.
Le modèle : un assemblage final créant réellement de la valeur
L’idée est simple : Asie → Panama → Amériques.
Les composants et sous-ensembles continuent d’être fabriqués là où cela se justifie économiquement, souvent en Asie ou en Europe. Ils entrent dans la zone sans droits de douane. Viennent ensuite les étapes qui doivent être proches du marché :
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Assemblage final et intégration
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Configuration et essais
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Contrôle qualité
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Emballage et étiquetage
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Distribution régionale
Le produit fini rejoint ensuite les circuits de distribution.
La qualification Made in Panama ne dépend pas du Panama, mais de la douane du pays de destination.
Pour les États-Unis, deux examens distincts s’appliquent :
La préférence prévue par l’accord de libre-échange. L’accord entre les États-Unis et le Panama est en vigueur depuis 2012. Pour la plupart des biens industriels, il exige un changement de classement tarifaire : les pièces doivent devenir un produit relevant d’une autre position douanière. Pour de nombreuses machines et de nombreux appareils, l’assemblage à partir de pièces remplit cette condition.
L’origine retenue pour les droits additionnels. Le critère plus strict de la « substantial transformation », ou transformation substantielle, s’applique ici. Un simple assemblage final de sous-ensembles préfabriqués ne suffit généralement pas. Une véritable création de valeur sur place est nécessaire : usinage, bobinage, soudage, étalonnage et un nombre significatif d’opérations.
Une décision anticipée contraignante de la douane américaine précise ce qui suffit dans chaque cas. Personne ne devrait investir sans cette décision.
La planification de l’origine doit donc faire partie de la conception de la production dès le départ, et non intervenir après coup.
Un second point est tout aussi important : depuis 2026, les produits à forte teneur en acier, aluminium ou cuivre figurent sur les listes douanières de la Section 232. Cela concerne notamment les outils électriques et les tronçonneuses. Ces produits sont soumis à un droit de 25 % sur leur valeur totale, quel que soit le pays d’origine.
Pour ces produits, le Panama n’offre aucun avantage douanier. Il faut le savoir avant de s’engager.
Pour les biens industriels hors de ces exceptions, le calcul peut changer sensiblement. Comparaison de quelques pays d’origine :
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Depuis le Panama : 0 % si l’origine est reconnue.
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Depuis l’Allemagne : 10 % de droit additionnel.
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Depuis la Suisse : 12,5 % de droit additionnel.
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Depuis le Brésil ou la Chine : jusqu’à 37,5 %.
Les marchés ainsi accessibles
Le Panama a des accords de libre-échange avec 45 pays. Parmi eux : les États-Unis, le Canada et le Mexique, l’UE, les États de l’AELE et le Royaume-Uni, ses cinq voisins centraméricains, ainsi que le Chili, le Pérou, la Corée du Sud, Singapour et Israël.
L’Amérique centrale est le deuxième marché naturel. Les biens industriels panaméens entrent largement sans droits de douane au Costa Rica, au Guatemala, au Honduras, au Salvador et au Nicaragua.
Deux limites doivent être précisées :
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Caraïbes : il n’existe pas d’accord avec la CARICOM. Des accords partiels existent uniquement avec la République dominicaine et Trinité-et-Tobago.
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Amérique du Sud : le Chili et le Pérou sont couverts, la Colombie partiellement. Des négociations avec le Brésil et l’Argentine sont en cours depuis 2026. Aucune préférence ne s’y applique encore.
Autre point : les intrants de l’UE ou de Suisse entrent certes au Panama sans droits de douane. Mais lors de l’exportation vers les États-Unis, ils ne sont pas considérés comme des matières originaires. La création de valeur doit avoir lieu au Panama même.
La fiscalité dans la zone
Les entreprises de la Zone libre de Colón relèvent d’un régime fiscal spécifique :
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Pas d’impôt sur les revenus provenant d’opérations réalisées hors du Panama.
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Pas de droits de douane ni de prélèvements sur l’importation et l’exportation.
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Pas de TVA sur les marchandises destinées à l’étranger.
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Un impôt de 5 % sur les dividendes issus de bénéfices étrangers.
Les ventes sur le marché intérieur panaméen sont imposées normalement.
La zone n’est pas le seul régime de fabrication au Panama. Selon la situation, les Zonas Francas régies par la loi n° 32, la zone spéciale Panamá Pacífico ou le régime EMMA pour les filiales de groupes peuvent également convenir à l’assemblage final. Le choix du régime se fait au cas par cas. Pour le cadre général : Les impôts au Panama.
L’obstacle : la liste de l’UE
Un obstacle a jusqu’ici freiné les projets : depuis février 2020, le Panama figure à l’annexe I de la liste européenne des juridictions fiscales non coopératives.
Pour les entreprises allemandes, les conséquences sont concrètes. La loi allemande de défense contre les paradis fiscaux prévoit quatre mesures, désormais toutes applicables au Panama :
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Non-déductibilité : depuis 2025, les charges d’exploitation liées à des opérations impliquant le Panama ne sont plus déductibles.
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Imposition renforcée des sociétés étrangères contrôlées : les bénéfices d’une filiale panaméenne sont imputés au contribuable allemand.
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Retenue à la source : sur les rémunérations versées à des bénéficiaires au Panama.
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Aucun allègement sur les dividendes et les cessions de participations.
En Autriche, la liste agit sur l’imposition des sociétés étrangères contrôlées et les obligations déclaratives. La Suisse ne connaît pas de contre-mesures comparables, mais n’a pas non plus de convention de double imposition avec le Panama.
Tant que cette situation perdure, la liste bloque en pratique presque tout projet sérieux d’une entreprise allemande au Panama.
Le Panama a agi : la loi n° 526 de mai 2026 a conditionné l’exonération contestée des revenus passifs de source étrangère à une substance locale. En parallèle, le Forum mondial examine l’échange de renseignements.
Le 9 octobre 2026, le Conseil des ministres des Finances de l’UE se prononcera de nouveau sur la liste. Le gouvernement panaméen attend un retrait en octobre ou, au plus tard, lors de la révision suivante en février 2027. L’UE n’a pris aucun engagement.
En cas de retrait, les mesures défensives allemandes cessent de s’appliquer rétroactivement au 1er janvier de l’année du retrait.
Se préparer maintenant permettrait alors de démarrer sans délai. La section suivante présente les règles applicables ensuite dans le pays d’origine.
Après le retrait : les règles en Allemagne, en Autriche et en Suisse
La zone est un côté de l’équation. La fiscalité du pays d’origine en est l’autre.
Quatre points déterminent si l’avantage panaméen se retrouve dans le pays d’origine.
Les intrants européens
Les biens industriels de l’UE entrent désormais largement sans droits de douane au Panama grâce à l’accord d’association UE–Amérique centrale. Les marchandises suisses relèvent de l’accord AELE de 2014. L’importation dans la zone franche elle-même est de toute façon exonérée.
Pour la réexportation vers les États-Unis, ces intrants ne sont toutefois pas considérés comme des matières originaires. La création de valeur doit avoir lieu au Panama.
Une filiale plutôt qu’un établissement stable
Aucun des trois pays n’a de convention de double imposition avec le Panama. La forme juridique locale devient donc un choix déterminant :
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Allemagne : un établissement stable dans la zone est pleinement imposé en Allemagne. Le taux nul panaméen n’apporte alors aucun avantage, hormis en matière de taxe professionnelle allemande. Une filiale panaméenne constituée en société de capitaux isole ses bénéfices. Ses dividendes sont exonérés à 95 % chez la société mère allemande à partir de 10 % de participation ; pour la taxe professionnelle, le seuil est de 15 %.
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Autriche : le schéma est identique. Les bénéfices d’un établissement stable au Panama subissent une imposition complémentaire en Autriche. Les dividendes d’une filiale sont exonérés au titre du régime des participations internationales, à partir de 10 % et d’un an de détention.
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Suisse : l’établissement stable est également envisageable. La Suisse exonère unilatéralement les bénéfices des établissements stables étrangers. Les dividendes d’une filiale bénéficient de la réduction pour participations.
Dans les trois cas, la retenue panaméenne de 5 % sur les dividendes issus de bénéfices étrangers reste à charge. Sans convention, elle n’est ni imputable ni récupérable.
Sociétés étrangères contrôlées : l’assemblage est une activité active
Une filiale imposée à 0 % amène normalement à examiner les règles sur les sociétés étrangères contrôlées. Ce n’est pas le cas d’une société d’assemblage :
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La loi fiscale allemande sur les relations avec l’étranger classe expressément la « fabrication, le traitement, la transformation ou l’assemblage de biens » parmi les activités actives. Cela vaut aussi lorsque la filiale assemble uniquement pour sa propre société mère.
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L’Autriche n’impute que les revenus passifs : intérêts, redevances, dividendes, crédit-bail financier. La production n’est pas concernée.
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La Suisse ne connaît pas de règles d’imposition des sociétés étrangères contrôlées.
Mais le simple reconditionnement, l’étiquetage ou le regroupement d’articles ne constitue pas un assemblage en Allemagne. La filiale devient alors un négociant, et le commerce avec sa propre société mère est une activité passive.
La question de la profondeur réelle de fabrication se pose donc deux fois : devant la douane américaine et devant le fisc allemand.
Trois limites à l’avantage
Prix de transfert. Un simple assembleur à façon reçoit une rémunération au coût majoré selon le principe de pleine concurrence. Le taux nul ne bénéficie qu’à cette marge. Pour aller plus loin, il faut davantage de fonctions au Panama : achats, ventes régionales, responsabilité qualité.
Transfert de fonctions. Déplacer l’assemblage d’une usine allemande impose d’examiner l’ensemble transféré. Une exception existe pour le simple assemblage à façon sans savoir-faire propre. Si aucune activité n’est réduite en Allemagne et qu’une capacité supplémentaire est créée au Panama, il n’y a pas de transfert de fonctions. Un déplacement depuis une usine étrangère, par exemple aux États-Unis ou au Brésil, ne constitue pas un transfert de fonctions du point de vue allemand.
Impôt minimum. L’impôt minimum mondial s’applique aux groupes dont le chiffre d’affaires atteint 750 millions d’euros. Le taux nul est alors complété à 15 % dans le pays d’origine. Le modèle vise les entreprises de taille intermédiaire situées sous ce seuil.
Personnel et séjour
L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse figurent sur la liste panaméenne des « Friendly Nations ». Les cadres détachés obtiennent, sur la base d’un contrat de travail, un permis de séjour initial de deux ans, puis un séjour permanent.
Les cadres et spécialistes des entreprises de la Zone libre disposent également d’un permis de travail spécifique, hors des quotas habituels de travailleurs étrangers.
Pour en savoir plus : Les permis de séjour au Panama.
Liaisons et interlocuteurs
Lufthansa relie Francfort à Panama City sans escale en un peu plus de douze heures. Depuis Zurich et Vienne, le trajet se fait avec une escale à Amsterdam, Madrid ou Paris. Le décalage horaire est de six heures en hiver et de sept heures en été.
Les entreprises de l’espace germanophone sont déjà présentes au Panama : sièges régionaux comme Adidas ou Nestlé, plateformes logistiques comme DHL et Kühne+Nagel dans la Zone libre, ou fabricants comme ABB, qui assemble sous le régime EMMA depuis 2022. La Suisse figure parmi les quatre premiers investisseurs du pays.
On trouve sur place une chambre allemande de commerce à l’étranger, une ambassade d’Allemagne et une école allemande trilingue.
À qui ce modèle peut convenir
La question décisive n’est pas de savoir si le Panama est meilleur que la Chine, le Mexique ou les États-Unis. Elle est de savoir quelle fonction le Panama peut remplir dans votre chaîne d’approvisionnement existante.
Le modèle correspond à un segment restreint :
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Fabricants de l’espace germanophone disposant de leur propre production pour les marchés américains
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Produits à forte valeur par unité de poids, de conception modulaire, avec des étapes d’assemblage standardisables
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Composants provenant de plusieurs pays, dont l’Asie, avec une forte part d’importations
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Une véritable étape de fabrication et d’essais sur place, et non un simple assemblage en kit
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Aucun besoin d’industrie lourde
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Produits ne figurant pas sur les listes de la Section 232 pour l’acier, l’aluminium et le cuivre
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Plusieurs débouchés en Amérique du Nord, en Amérique centrale et en Amérique du Sud
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La volonté d’exploiter au Panama une société propre avec une véritable fabrication, et non une simple succursale
Les candidats typiques sont les fabricants de produits techniques, de pompes, de composants électriques, d’équipements d’automatisation, de certains dispositifs médicaux et de biens industriels. L’outillage ainsi que les équipements de jardinage et forestiers ne conviennent que si le produit précis ne relève pas de la Section 232.
Pour la plupart des entreprises, cette voie n’est pas pertinente. Pour les quelques-unes qui correspondent au profil, elle peut faire la différence.
Sept questions préalables
Sept questions permettent de cerner si le Panama convient à votre chaîne d’approvisionnement :
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Où produisez-vous actuellement pour les Amériques ?
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Quels composants proviennent d’Asie ?
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Où a lieu l’assemblage final ?
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Quels risques douaniers supportez-vous actuellement ?
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Quels processus pourraient être réorganisés géographiquement ?
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Quel rôle joue pour vous la distribution régionale ?
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Quelle fonction le Panama pourrait-il remplir ?
Les réponses constituent la base de toute étude de faisabilité.
Si vous envisagez plus généralement une seconde implantation hors d’Europe, vous trouverez des éléments de réflexion ici : Pourquoi de plus en plus d’entrepreneurs cherchent un plan B hors d’Europe.
Notre approche
Nous examinons d’abord si le modèle correspond à votre chaîne d’approvisionnement. L’étude de faisabilité couvre :
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La chaîne d’approvisionnement et la structure du produit
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La création de valeur : quelle étape doit être au Panama et laquelle ne doit pas l’être
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La douane et l’origine, y compris le classement tarifaire et la vérification de la Section 232
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Le régime adapté au Panama
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La logistique et les locaux
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Le personnel
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Les besoins d’investissement
Si le modèle ne convient pas, nous le disons.
S’il convient, nous accompagnons sa mise en œuvre sur place, avec des spécialistes locaux expérimentés en douane, droit et opérations, et avec une décision anticipée contraignante de la douane américaine comme première étape clé.
La structuration fiscale en Allemagne, en Autriche ou en Suisse relève de votre conseiller fiscal. Nous apportons les éléments panaméens : chiffres, régimes, interlocuteurs, substance.
Notre rôle consiste à fournir une base solide pour une décision éclairée. Ni plus, ni moins.